Le village de Mont-Devant-Sassey

 

Localisation du village...
Le riche passé du village...
Au village, la vie continue...

 

Localisation du village...

Mont-devant-Sassey se trouve dans le département de la Meuse, à environ 35 km au nord-ouest de Verdun. Sur les deux cartes qui suivent (issues du site www.viamichelin.com), vous trouverez votre chemin pour accéder au village...

 

 

 

Le riche passé du village...

 

Selon la tradition, Mont aurait été transmis par Pépin de Landen à sa fille Begge , puis donné par celle-ci à l'Abbaye d'Andenne.  Avant le XIIe siècle, la contrée n'était sans doute pas déserte : un grand bronze romain a été retrouvé à Mont et, à Sassey, la côte "Châtel" serait un ancien camp romain qui commandait le passage de la Meuse.  

Il est vrai que la présence du fleuve a été déterminante dans l'histoire du village.

 

 

 

 

 

 

 

 

Toujours selon la tradition, les Soeurs de l'Abbaye, persécutées et dépouillées par le comte Hainaut, avaient trouvé refuge à Mont durant toute la seconde moitié du XIe siècle.  On peut penser qu'elles remontèrent la Meuse en bateau.  Et c'est durant ce séjour des Chanoinesses de Saint-Augustin d’Andenne qu'aurait été entreprise la reconstruction de l'église.

 

 

 

Primitivement, Mont et Sassey ne formaient qu'un seul ban. Ce n'est qu'en 1307 ( date de leur affranchissement à la loi de Beaumont ) qu'ils furent séparés.
Le nom du village fut orthographié de différentes manières : "MONS" en 1257 dans le cartulaire de la cathédrale de Verdun, et en 1307 dans une charte de Gobert d'Apremont : "DE MONTIBUS" et "MONT" à partir de 1571. Cette dénomination s'explique par la topographie locale.
  

 

 

Les archives ne nous apprennent rien de bien particulier pour le Moyen-Age sinon des transactions, l'application de l'affranchissement ( redevances versées au Seigneur, ... ), la gestion des forêts, ...
Retenons seulement que Mont faisait partie de la Prévôté de Dun , c'est à dire du Clermontois qui constituait un des ensembles les plus importants du Comté puis Duché de Bar, indépendant de la France.

 

     

 

Arrivons au XVIIe siècle : en 1637, le maréchal de Châtillon tente, en vain, de déloger des brigands réfugiés dans l'église.  C'est la guerre de Trente Ans, époque la plus tourmentée de toute l'histoire de la Lorraine.

En 1652, le comte de Grand-pré et les soldats français se sont retranchés dans l'église.   Les partisans du Prince de Condé et leurs alliés espagnols projettent de les attaquer, mais ils renoncent car l'essieu de leur canon venant de Stenay casse.  L'année suivante, une garnison française est installée dans l'église, devenant ainsi une sorte de caserne. Cette fois les Espagnols attaquent vraiment après un bombardement occasionnant d'importants dégâts.  Des traces des combats de 1637 et 1653 sont encore visibles sur le mur nord de l'édifice.

 

 

De l'époque moderne, retenons aussi que Mont avait un four banal et deux pressoirs, la viticulture étant la première activité locale .

Une autre activité importante a longtemps été la cueillette des orties : celles- ci étaient cuisinées sous forme de soupes ou d’épinards, servaient à préparer du vin, du shampoing ou du purin et ont même été utilisées pour confectionner de la toile pour fabriquer les sacs de terre des tranchées allemandes pendant la guerre 1914-1918.

Aujourd'hui encore l'ortie est utilisée dans la fabrication de la pâte à papier des billets de banque, … ce qui explique peut-être pourquoi l'argent nous brûle les doigts !

 

 

 

 

La fonderie Jeanne D'Arc

Mont eut une "industrie" originale : une FONDERIE de CLOCHES.
Elle fut créée par une famille de fondeurs précédemment fixée à Sauvigny et à Romagne : les Farnier.

 

De 1826 à 1908, cette fonderie produisit environ 1200 grosses cloches, mais aussi de petites cloches et des carillons.  La plus grosse cloche recensée pesait 5724 kg, celle du petit bourdon de la cathédrale de Verdun 2900 kg. Cette production était vendue dans toute la France et aussi dans les colonies.

 

Activité très artisanale, elle s'avérait donc très fragile, et ne résista pas à la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat.  La veuve de Charles Farnier fit alors publier un petit article dans la Semaine Religieuse de Verdun afin d'inviter les Curés et Paroisses à lui adresser des commandes, mais le résultat ne fut pas suffisant et la fonderie ferma définitivement en 1908.

 

Un « souvenir" des Saintiers de Mont demeure au village : la tombe de la famille Farnier, dans le cimetière, rappelle l'épidémie de choléra qui décima une partie des villageois en 1854.   Le 31 août à 9h du matin mourut Adolphe Farnier ( fils du fondateur ) puis, à 15h décéda sa fille Marie âgée de 5 mois. Le 2 septembre Alexis fut emporté à son tour et trois jours plus tard Zoé âgée de trois ans, succomba.  Sur la tombe familiale on remarque une pierre portant un creux de forme circulaire, ancien emplacement d'une petite cloche.

 

 

Au village, la vie continue...

 

De 192 habitants en 1632, le village a compté jusque 713 habitants en 1831 pour redescendre à 120 en 1999.

Aujourd’hui, en 2006, Mont-Devant-Sassey  est déclaré en Préfecture avec 127 habitants et 50 résidences secondaires pour le calcul des dotations.  Et la population prend un coup de jeune : on compte depuis peu 21 gamins en dessous de 12 ans !

 La vie au village est rythmée par des fêtes et traditions qui se perpétuent :

-         la fête patronale du 15 août (2 jours de fête au village avec jeux, restauration, feu d’artifice, orchestres et bals)

-         le 11novembre (honneurs aux héros des 2 guerres et repas convivial à la salle des fêtes)

-         le deuxième ou troisième dimanche de juin (grande brocante dans les rues du village)

 

Pour tout renseignement ou visite de l'église, vous pouvez  vous adresser aux

Amis de l'Eglise de Mont

chez  Monsieur Bernard Bouillet

 15 rue de la ROCHELLE

  55110  MONT-DEVANT-SASSEY

03.29.80.91.17   ou    03.29.74.80.42    ou    0032/474.52.98.13